More servicesWindows Live
HomeHotmailSpacesOneCare
 
MSN
Sign in
 
 
Spaces home  ღﻬஐﻬஐﻬஐ(¯`·._ﻬஐ UN COIN ...PhotosProfileFriendsBlog Tools Explore the Spaces community

Blog

    • View next 20 entriesView last 20 entries

    BIENVENUE

     

    Pas  de commentaires ici s'il vous plait 

     

     

    Offert 
par Animabelle

     

      Toi qui vient visiter mon espace,

    laisses moi une petite trace de ton passage, un petit

     

       113

     

     

    ou un petit message d'amitié dans mon livre d'Or 

    un peu plus loin

     

     

    Voici la météo du jour...

     

    ... et celle de la région ! 

     

    The WeatherPixie

     

     

    Lilypie de 6 à 18 Ticker

     

     

     

    Cela     minutes et   secondes  que vous etes sur mon blog

     

    Vous êtes le  FreeCompteur.com visiteurs

    depuis sa création en  février 2007

     

     

     

     
     
     
     
     
     
     

     

     

     

     

    MA FETE DES MAMANS

     

     

    mer 85
     
     
     MA FETE DES MAMANS
     
     
     
     

     

     

     Un beau bouquet de fleurs offert par mon petit coeur...
     
     
     
     
     
     

     

     

     

     Mais le cadeau le plus cher à mon coeur, c'est celui fabriqué à l'école !

     

    Un petit  Coeur rouge sur une jolie carte accompagnée d'un beau poème...

     

    C'est toujours ceux là qui font le plus plaisir pour le coeur d'une maman, les petits souvenirs fait main...

     

    Merci mon coeur !

     

    TAGUEE

     

     

    J’ai été taguée, Merci Laure !

     

    Voici le règlement, nous devons citer

    _5 passions

    _5 cauchemars

    _Citer la personne qui nous a tagué

    _Nommer les 5 personnes que nous taguons !

     

    5 Passions :

    1_Ma fille et mon mari

    2_ Ma Crevette et ma Wicky

    3_Toute ma famille

    4_ La cuisine et la décoration

    5_Les loisirs créatifs

     

     

    5 cauchemars

    1_Perdre ceux que j'aime

    2_Mon banquier (Grrrrrrrrrrrr....)

    3_L'hypocrisie et le snobisme

    4_La jalousie

    5_ Se garer à Saint Claude

     

      J'ai été taguée par Laure

     

      

     

      Je tague :

     pffff choix difficiles avec tous mes amis

     

     

    _Fifi

    _Juju

    _Babie

    _Mimie

    _Titi

     

     

     

    Et excusez-moi si vous avez déjà été taguée entre temps

     

    A votre tour de jouer!!!! 

     

     

     
     

    LES ORIGINES DE LA FETE DES MERES

    mer 78                         Dimanche 25 Mai  2008

     

    Les Origines de la Fête des Mères


    Les grecs anciens fêtaient leur déesse Rhea au printemps, pour les romains, la fête des Matraliae (du latin Mater, mère) se situait en juin.

    Puis au XVIème siècle les anglais ont instauré un dimanche de fête des mères.

     

    La France tente de lutter contre sa "dépopulation" et organise des "Fêtes des enfants" mettant en avant les vertus de la famille et prônant l'importance de la fécondité.

    Au début du XXème siècle ces manifestations connaissent des variantes : fêtes de la famille ou manifestations familiales à l'occasion de la fête nationale du 14 juillet, avec une forte contribution des enfants.

     

    Mothers Day

    Et c'est la grande guerre. Les américains qui avaient opté pour un vrai "Mothers Day" le deuxième dimanche de mai à la fin du XIXème siècle, la développent ardemment durant la première guerre mondiale, éloignement oblige.

    Les français chargés du courrier constatent alors des envois massifs à cette date qui leur est mystérieuse. Et la France ayant encore plus besoin de se repeupler après la guerre 14-18, cette coutume bien implantée outre-atlantique de "Fête des Mères" va faire des émules.

    Dans le même temps, en pleine guerre, la municipalité parisienne organise une "Fête des familles nombreuses" dans les locaux de la SNHF, Société nationale d'Horticulture de France. Suivie à Lyon d'une "Journée des mères" en 1918, puis d'une "Journée des mères de familles nombreuses" en 1919, fixé au 15 août, jour de l'Assomption de Marie, mère de Jésus.

    De nombreuses manifestations se déroulèrent en province, mais l'institution n'était pas encore établie.

    C'est en 1920, et en mai cette fois, que le projet aboutit, permettant aux "mères méritantes" de recevoir des fonds d'une collecte publique recueillis à leur intention, et la fameuse médaille d'or remise à une mère de treize enfants.

    Une Fête Officielle

    On en est loin aujourd'hui de la fête de la déesse Rhea. On reproche à la fête des mères d'être une occasion purement commerciale alors qu'au départ l'objetif n'avait rien de mercantile… Mais le succès avait cette fois été grand, et national. Le gouvernement d'alors décida d'instituer l'événement en "Journée des mères", qui sera officialisée en 1928.

    Cette fête est régie par une loi depuis le 24 mai 1950, suivie deux ans plus tard par la Fête des pères. Elle est fixée au dernier dimanche de mai, sauf si celui si est le dimanche de Pentecôte. Dans ce cas assez exceptionnel, la Fête des mères est reportée au premier dimanche de juin.

     

     

    PETITE HISTOIRE DE LA FETE DES MERES

     

    France d'autrefois, les remèdes de grand-mère

     

     

    imag1

     

    Faut-il une fête pour aimer sa mère ? Les petits répondront qu’ils l’aiment tous les jours ! Et d’ailleurs, ce sont les gouvernements qui l’ont instituée plutôt que les familles.
    Le premier à avoir lancé l’idée, c’est l’Etat américain, pour remonter le moral de ses soldats envoyés en Europe lors de la Première Guerre mondiale. Il crée alors un Mother’s Day le deuxième dimanche du mois de mai et incite les combattants à envoyer des cartes à leur mère en leur racontant leurs faits d’armes pour le rétablissement de la paix en Europe !
     
     
    En France, c’est pendant l’Entre-Deux-Guerres que de nombreuses associations proposent de célébrer, sinon toutes les mères, du moins les mères de famille nombreuses ou les mères "méritantes" (notamment les veuves de guerre élevant seules leurs enfants, un cas hélas bien fréquent à l’issue d’un conflit qui a fait 1,5 millions de morts pour la France). S’il n’y avait pas encore de "jour" officiel, on vit se multiplier les prix locaux, régionaux ou nationaux destinés à récompenser ces "mamans de choc". Parmi les plus célèbres, le prix Cognacq (du nom du fondateur de la Samaritaine) attribué par l’Académie française à une mère de famille nombreuse (vingt, vingt-deux enfants, ce qui se trouvait encore !).
    En 1941, le maréchal Pétain s’y met à son tour, en instituant une "Journée nationale des mères". Comme les Américains en 1914-1918, il veut exalter le patriotisme à travers chaque famille.
    Après guerre, l’idée est reprise par le président de la République Vincent Auriol. C’est lui qui l’institutionnalise le 25 mai 1950, marquant à travers elle son souhait d’un développement de la natalité. Là encore, on est bien loin de la fête de famille privée…
     
     
     

        

     

    Depuis ce 25 mai 1950, la fête des mères a lieu tous les ans, le dimanche qui suit la pentecôte. Comme les instituteurs ont très tôt été incités par l’Etat à faire préparer à leurs élèves des petits cadeaux à offrir… la fête officielle est devenue progressivement une fête populaire et familiale. Oh, pas tout de suite bien sûr ! Mais les années 1960-1970, avec à la fois l’essor d’une société de consommation et la libéralisation de la femme, ont vu ce basculement : puisque les appareils ménagers affirmaient qu’ils "libéraient la femme", les petits, avec l’appui du budget des papas, ont "libéré leur maman" en lui offrant l’appareil dernier cri. Et puis les fleurs, et puis les poèmes, le plus joli cadeau d’enfant puisqu’il vient du cœur. La fête est devenue désormais incontournable pour sept millions de mamans !

     
     

    imag002

    imag005

     

    logo 

     

     
     
     
     
     
     
      
     

     

     

     

     

    MERES D'HOMMES CELEBRES

    Certaines mères revivent à travers les écrits de leurs enfants, devenus écrivains ou artistes à succès. Parfois les textes dénoncent l’horreur d’une enfance malheureuse (qu’on pense à la Folcoche de Vipère au poing, d’Hervé bazin). Plus souvent ils évoquent une affection infinie, une promesse d’amour absolu faite à l’enfant dès l’aube de sa vie.
    Voici quelques souvenirs de ces enfants devenus célèbres… 
     
      
    La mère de Romain Gary

    La promesse d’amour donnée au premier jour de l’enfant, la mère de Romain Gary va la tenir au-delà de sa propre mort : “ Au cours des derniers jours qui avaient précédé sa mort, elle avait écrit près de 250 lettres, qu’elle avait fait parvenir à son amie en Suisse. Je ne devais pas savoir – les lettres devaient m’être expédiées régulièrement – c’était cela sans doute, qu’elle combinait avec amour, lorsque j’avais saisi cette expression de ruse dans son regard, à la clinique Saint-Antoine, où j’étais venu la voir pour la dernière fois. Je continuai donc à recevoir de ma mère la force et le courage qu’il me fallait pour persévérer, alors qu’elle était morte depuis plus de trois ans. ” (La promesse de l’aube, Romain Gary, Gallimard)

     

    La mère de Régine Pernoud

    L’historienne Régine Pernoud raconte comment sa mère, toujours vive et gaie, savait transmettre à ses enfants son amour des récits d’autrefois. “ Ma mère ne pouvait qu’être heureuse de mon goût pour les livres, que j’avais hérité d’elle. Si elle n’avait guère le temps de s’asseoir pour en lire un avec moi, elle nous a raconté en revanche pendant des années, tout en vaquant à ses occupations, en repassant, en préparant le repas, en nous faisant notre toilette, les romans qu’elle aimait et qu’elle connaissait par cœur. Ces longues heures pendant lesquelles elle nous racontait David Copperfield, Oliver Twist ou Mr. Pickwick m’ont marquée pour la vie. Elle le faisait avec simplicité et naturel, sur le ton de la conversation, comme s’il s’était agi de personnes réelles de notre entourage.  ” (Régine Pernoud, Villa Paradis, Stock).

     

     La mère de Jules Renard

    L’enfance de Jules Renard, qu’il a transposée dans Poil de carotte, n’est guère heureuse, auprès d’une mère qui n’aime que les deux aînés et lui fait subir maintes brimades. “ Mon papa, ose-t-il dire un jour, tes soucis t’absorbent, tandis que maman, c’est le cas de le dire n’a pas d’autre chien à fouetter que moi. […] Je voudrais me séparer de ma mère. ” (Jules Renard, Poil de carotte, Gallimard).

     

     La mère de Jules Vallès

    Jules Vallès n’est guère mieux servi. “ Ai-je été nourri par ma mère ? Est-ce une paysanne qui m’a donné son lait ? Je n’en sais rien. Quel que soit le sein que j’ai mordu, je ne me rappelle pas une caresse du temps où j’étais tout petit ; je n’ai pas été dorloté, tapoté, baisoté ; j’ai été beaucoup fouetté. Ma mère dit qu’il ne faut pas gâter les enfants, elle me fouette tous les matins ; quand elle n’a pas le temps le matin, c’est pour midi, rarement plus tard que quatre heures. ” (Jules Vallès, L’Enfant)

     

    La mère de Marcel Pagnol

    Pour Marcel Pagnol, la mère très aimée est davantage une camarade de jeu qu’une adulte autoritaire. Peut-être même un autre soi-même : “ L’âge de mon père, c’était vingt-cinq ans de plus que moi, et ça n’a jamais changé. L’âge de ma mère, c’était le mien, parce que ma mère, c’était moi, et je pensais, dans mon enfance, que nous étions nés le même jour. ” (Marcel Pagnol, La Gloire de mon père, Éditions de Fallois)

     

    La mère de Marcel Proust

    Jeanne Proust est une mère aimante, peut-être même trop. “ Pour elle, j’avais toujours quatre ans ”, écrit le romancier. À vingt ans, lorsqu’il arrive au service militaire, elle lui écrit aussitôt : “ Achète, je te prie, dix cahiers de grand papier à lettres quadrillé [soit 60 feuilles doubles], deux paquets d’enveloppes blanches s’y adaptant exactement, et tu réserveras spécialement pour m’écrire à moi ces soixante lettres. Cela me sera agréable. ” Mais cet amour est partagé. Lorsqu’elle meurt, Marcel Proust écrit : “ Ma vie a désormais perdu son seul but, sa seule douceur, son seul amour, sa seule consolation. J’ai perdu celle dont la vigilance incessante m’apportait en paix, en tendresse, le seul miel de ma vie. ” (Marcel Proust, Correspondance avec sa mère, Plon 1992).

    Pourquoi ne pas maintenant raconter à votre tour, dans un court recueil de souvenirs, quelques tendres moments d’enfance et de complicité maternelle…



    Texte : Marie-Odile Mergnac

    LES MERES POPULAIRES

     

    imag1

    De la mère Michel, qui cherche son chat depuis des siècles, à la mère Noël de Franche-Comté, quelles sont les “ mères ” inscrites dans l’imaginaire populaire ?
     

        “ La mère Michel ”

    “ C’est la mère Michel qui a perdu son chat,
    Qui crie par la fenêtre à qui le lui rendra.
    C’est le père Lustucru qui lui a répondu :
    - Allez, la mère Michel, votre chat n’est pas perdu.”

    Les couplets suivants varient selon les époques mais, dans tous les cas, plane la possibilité que le chat finisse haché menu comme chair à pâté dans l’assiette du bonhomme… Si le père Lustucru existe dans différentes comptines depuis le XVIIIe siècle, la mère Michel apparaît seulement avec cette chanson, créée en 1820 par un auteur inconnu. Deux énergumènes aux caractères bien trempés, un rythme musical enjoué, facile à mémoriser, un bon tour joué à une mère Michel qui l’a sans doute bien cherché : c’est le succès. La chanson de la mère Michel a fait, comme le dit Claire Laurent dans Les plus beaux chants traditionnels, “ ronronner des générations d’enfants ” ! 


        “ La mère Poule ”

    La mère Poule n’est pas une mère abusive, mais une mère qui couve ses petits, les protège de son aile, à l’image de cette volaille maternelle que tous les enfants d’autrefois connaissaient pour la côtoyer en vrai dans la cour de la ferme et parfois au figuré dans la maison, avec une maman qui les couvrait de baisers !


        “ La mère Poulard et la mère Brazier ”

    De Poule à Poulard, il n’y a qu’un pas…
    La mère Poulard, bien connue de tous les gastronomes, a ouvert en 1888 au Mont Saint-Michel une auberge qui porte toujours son nom aujourd’hui. Bonne table, hôtel douillet… Annette Poulard obtint vite le titre envié de “ Mère cuisinière ” : la mère Poulard est née. Elle mit au point près de 700 recettes dont sa fameuse omelette.
    Lyon a compté aussi de nombreuses “ Mères cuisinières ”, d’abord au service de grandes familles bourgeoises, puis installées à leur compte à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Elles tenaient table ouverte pour les Compagnons du Tour de France. La plus connue d’entre elles reste la mère Brazier. Dans un établissement à son nom, créé en 1921, Eugénie Brazier accueillait gastronomes et personnalités (dont Édouard Herriot ou le général de Gaulle). 


        “ La mère Denis ”

    “ C’est ben vrai, ça ! ”
    La publicité a créé de toutes pièces la fameuse “ mère Denis ”, cette lavandière (de son vrai nom Jeanne Le Calvé) qui fit les beaux jours d’une marque de machine à laver, avec sa bonne tête de grand-mère et son accent rocailleux du terroir. Une mère au sens d’autrefois : bonne femme active, fripée mais solide, aux bras musclés qui en auraient remontré à beaucoup d’hommes, une forte femme qui tenait sa maisonnée comme elle tenait son battoir au lavoir : solidement ! 


        “ La mère Noël ”

    En Franche-Comté, jusqu’à la Première Guerre mondiale, ce n’était ni saint Nicolas, ni le père Fouettard, ni le père Noël qui distribuaient des présents aux enfants pendant la nuit du 24 au 25 décembre. C’était une “ mère Noël ” : la tante Arie. On la disait bien vieille mais avec un visage resté jeune. Elle portait des pattes d’oie en guise de pieds, s’habillait chaudement et, tout emmitouflée, faisait le tour du pays, accompagnée d’un âne pourvu d’un grelot autour du cou et de deux hottes chargées de jouets et de friandises à distribuer. On racontait aussi que cette “ mère Noël ” habitait une grotte en forêt, sur le Lomont, où elle entreposait des montagnes de jouets pour plusieurs Noëls de suite.
    L’idée de “ mère Noël ” ne s’est guère implantée ailleurs. Peut-être parce que le plus beau cadeau d’une mère reste son affection réelle tout au long de l’année !

     

    Finalement, à l’issue de cette recherche, le faible nombre de ces “ mères ” populaires reste une surprise. Il n’y en a guère en vedette, mis à part (osons le jeu de mot) la mère Denis. Les pères sont plus nombreux, on le verra dans un prochain article. Comme si les mères avaient ou bien un statut universel (la mère Nature de la préhistoire) ou bien un rôle intime, privé, qui n’a que faire de cette appellation publique.

    Texte : Marie-Odile Mergnac

     

    imag009

     

    Logo

     
     
     
     
     
     
     

        

     

     

     

     

    L'ORIGINE DE LA FETE DU TRAVAIL

     

    L’HISTOIRE DU 1er MAI

    Le XIXe siècle voit la naissance de la classe ouvrière

    La prolétarisation du travail se développe au fur et a mesure que la mecanization industriel vient remplacer les anciennes formes de production.

    Les employeurs sont les maîtres absolus des entreprises et les conditions de travail sont misérables.

    Les journées de travail comportent souvent 15 a 16 heures par jour sans repos hebdomadaire et encore moins annuel.

    Des enfants de 6 ans travaillent souvent dans les usines et les mines, des femmes sont employées au fond de la mine et a des travaux pénibles et insalubres. Les ouvriers n’ont pas le droit de s’organiser.

    Le "droit de coalition" est seulement reconnu en 1824 en Grande-Bretagne, en 1864 en France (mais il faudra attendre 1884 pour le syndicalisme), en 1869 en Allemagne.

    Dans la seconde moitie du XIXe siècle et jusqu’a la première guerre mondiale, la population industrielle continue de croître constamment.

    Entre 1895 et 1914, le nombre d’ouvriers passe de 5 a 7 millions aux Etats-Unis, de 8 a 12.500.000 en Grande-Bretagne, de 3 a 4.500.000 en Russie. En France, la population ouvrière était en 1866 de 5.575.000 hommes et 3.385.000 femmes.

    1831 : la Révolte des Canuts

    La révolte des Canuts, à Lyon, en Novembre 1831, fut la première insurrection sociale caractérisée, au début de l’ère de la grande industrie.

    Elle a pour origine la baisse des salaires depuis les meilleures années de l’Empire.

    Les Canuts (ouvriers de la soie) veulent profiter de la reprise de la vente des soieries, après 1830, pour obtenir la fixation d’un tarif minimal pour le prix des façons. Une délégation de patrons et d’ouvriers, réunie sur la proposition du préfet le 25 Octobre, établit un tarif et confie au Conseil des Prud’hommes la charge d’en surveiller l’application.

    Mais l’intervention du préfet a été mal vue par un certain nombre de fabricants, qui tiennent son attitude pour démagogique, et les concessions de leurs représentants pour des marques de faiblesse : 104 d’entre eux refusent d’appliquer le tarif, qu’ils dénoncent comme entrave à la liberté des marchés et rejettent comme exorbitantes les prétentions des Canuts, en matière de salaire (10 Novembre 1831).

    De là, découlent les colères ouvrières et l’insurrection du 21 au 24 Novembre.

    La monarchie française envoie 20.000 hommes de troupe et 150 canons pour réprimer "l’émeute".

    C’est a cette époque que le ministre français Casimir Perier déclarait : "Il faut que les ouvriers sachent bien qu’il n’y a pas de remède pour eux que la patience et la résignation !".

    1834 : seconde insurrection des canuts

    Ils occupent les hauteurs de Lyon et feront face pendant 6 jours a 12.000 soldats.

    En 1840 : grèves

    Importantes grèves corporatives se déroulent en France.

    1848 : les "trois huit"

    A partir de 1848, les dirigeants ouvriers axent leurs revendications sur la journée de 8 heures, comprise dans une perspective d’éducation ouvrière : huit heures de travail, huit heures de repos et huit heures pour s’instruire et cultiver son corps.

    1848, c’est aussi l’année de la publication du "Manifeste communiste" de Karl Marx.

    Le 22 février 1848 manifestation monstre à Paris, chute de la monarchie et naissance de la IIe République.

    Le 23 juin 1848 sur 120.000 ouvriers licenciés par les Ateliers nationaux, 20.000 descendent dans la rue. Ils forment jusqu’à 400 barricades.

    La Commission exécutive charge le général Louis Eugène Cavaignac de la répression. Celle-ci est terrible, à la mesure de l’effroi qu’éprouvent les bourgeois de l’Assemblée.

    En trois jours de combat, du 23 au 26 juin, on relève 4.000 morts parmi les insurgés et 1.600 parmi les forces de l’ordre. Le gouvernement républicain arrête 25.000 personnes et 15.000 déportés et emprisonnes sans jugement.

    Troisième insurrection des canuts.

    1864 : premier international

    En 1864, est crée la Première Internationale Ouvrière et dans les pays industriels, malgré des difficultés énormes, le syndicalisme commence a s’organiser.

    1868 : les huit heures aux Etats-Unis

    Le gouvernement américain accorde, en 1868, la journée de huit heures à tous les journaliers, ouvriers, artisans, employés par l’administration fédérale. Me la n’est pas appliquée. Aussi, en 1881, la Fédération américaine du Travail (A.F.L.) décide de passer a l’action.

    1871 : la Commune

    Le 18 mars 1871, a la suite de la guerre franco- allemande de 1870, une révolte populaire éclate a Paris. La Commune de Paris est crée.

    Elle sera écrasée quelques semaines plus tard par l’alliance des bourgeoisies française et allemande avec Thiers et Bismarck.

    25.000 travailleurs parisiens seront massacres par les forces de répression, les cadavres seront brûles, 38.500 arrestations seront opérées, 13.700 seront condamnes a des peines allant jusqu’a 90 années de prison, 3.000 mourront dans les pontons, la prison, le bagne et l’exil.

    1873-1895 : des grèves violentes

    En 1873, en Angleterre et surtout en 1899 a Londres ou les dockers arrêtent tout travail.

    En Allemagne, grèves et manifestations des travailleurs de la Ruhr.

    1884 : congrès de l’American Federation of Labor

    Au cours de leur congrès de 1884, les syndicats étasuniens se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures.

    Ils choisissent de débuter leur action le 1er mai parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable.

    1886 : la grève de Chicago

    En 1886, le Congres National du Travail, aux Etats-Unis, marque la volonté d’obtenir le résultat de le : 8 heures de travail, 8 heures de repos, 8 heures d’éducation.

    Le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200.000 travailleurs d’obtenir la journée de huit heures.

    D’autres travailleurs, moins chanceux, entament une grève. Ils sont environ 340.000 dans tout le pays.

    Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago.

    Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers.

    C’est alors qu’une bombe explose devant les forces de l’ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.

    Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines.

    Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l’un des condamnés, Augustin Spies : "Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui".

    En France, le sang coule a Decazeville.

    En 1886 également, en Belgique revoltes populaires et fusillades a Roux et publication du "Catéchisme du Peuple" d’Alfred Defuisseaux, etc...

    1889 : le congrès de la IIe Internationale

    C’est à Paris l’année même du premier centenaire de la Révolution française que blanquistes et guesdistes tiennent au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, le deuxième congrès de l’Internationale socialiste. Ce congrès décide qu’il sera "organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d’appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu’une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l’Afl, dans son congrès de décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation."

    1891 : Fourmies

    Dans une petite ville du nord de la France, une manifestation pacifique se rend en cortège à la mairie. La troupe, équipée des tout nouveaux fusils Lebel et Chassepot d’une portée de tir supérieure à deux kilomètres, tire à bout portant sur la foule. Parmi les morts, huit victimes ont moins de vingt et un ans, dont la jeune ouvrière Marie Blondeau et un jeune conscrit du nom d’Edouard Giloteaux. Habillée de blanc et les bras couverts de fleurs, Marie Blondeau restera longtemps dans l’imagerie populaire comme une sorte de Vierge profane. Avec ce nouveau drame, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

    Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l’Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai.

    1919 : le traité de Versailles

    La fin de la Première Guerre mondiale va sonner en deux temps l’avènement de la journée de huit heures. D’abord la loi du 23 avril sur les huit heures est publiée au Journal officiel de la République française le 25avril. Ensuite, le 22 juin est signé (pour la France par Georges Clemenceau, par le président Wilson pour les Etats-Unis et par Llyod George pour la Grande- Bretagne) le traité de Versailles qui fixe dans son article 247 "l’adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n’a pas encore été obtenue". La fin de la guerre est aussi l’occasion de mettre en place la Sdn (Société des nations) ainsi que l’Organisation internationale du travail (OIT). Si la Sdn a été remplacée, depuis, par l’Onu, l’Oit, elle, a survécu au second conflit mondial. Dès lors les manifestations du 1er Mai porteront d’autres revendications que la journée de huit heures tout en poursuivant ce grand rêve prolétarien de l’époque : la société libérée du travail contraint. En attendant que le droit à la paresse revendiqué par le gendre de Karl Marx soit établi, le mouvement ouvrier va partir à la conquête des congés payés. A Paris, les manifestants se heurtent à la police et deux ouvriers sont tues.

    1920 : en Russie

    En 1920, la Russie communiste décide que le 1er mai sera désormais chômé et deviendra la fête légale du travail. Son exemple est suivi dans la plupart des autres pays sous la poussée des syndicats d’obédience communiste.

    1926 : la revendication des congés payés

    C’est sans aucun doute à l’occasion du congrès que tient la Cgt en 1926 (une partie de ses membres est allée fonder la Cgt- Unitaire) qu’apparaît pour la première fois la revendication des congés payés pour tous les salariés (certaines professions les ont déjà obtenus). C’est également en 1926 que la Cgt prend position en faveur des assurances sociales. Une question qui n’avait rien de consensuel puisqu’à l’époque des syndicalistes étaient contre toute cotisation payée par les salariés.

    1929 : la montée des périls en Allemagne

    Dans l’histoire sociale et politique allemande ce 1er Mai 1929 restera marqué d’une pierre noire. Les manifestations sont interdites à Berlin par le préfet Zoot Giebel. Les manifestants passent outre l’interdiction. La répression sera sanglante. Elle fera trente-trois morts et deux cents blessés. La division entre les communistes et socialistes est à son comble.

    1936 : le 1er Mai du Front populaire

    Dans l’histoire du 1er Mai l’année 1936 est certainement une des plus importantes. Plusieurs événements vont la marquer. D’abord dès le mois de mars se tient du 2 au 6 mars le congrès au cours duquel la Cgt se réunifie. Ensuite la manifestation du 1er Mai tombe deux jours avant les élections législatives qui vont porter au pouvoir les forces politiques du Front populaire. Enfin après un mouvement de grève mémorable sont signés en juin les accords de Matignon qui légalisent la semaine de quarante heures, les congés payés ainsi que les conventions collectives. L’année suivante le 1er Mai 1937 aura lieu sans doute la plus grande manifestation jamais organisée en France.

    1941 : la fête du Travail

    Le 24 avril 1941, pendant l’occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné comme la Fête du Travail et de la Concorde sociale et devient chômé, à l’initiative de René Belin. Cet ancien dirigeant de l’aile anticommuniste de la CGT (Confédération Générale du Travail) était devenu secrétaire d’État au Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain. La radio ne manque pas de souligner que le 1er mai coïncide aussi avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd’hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !

    1947 : journée chômée

    En avril 1947, sur proposition du député socialiste Daniel Mayer et avec l’accord du ministre du Travail, le communiste Ambroise Croizat, le 1er Mai devient dans toutes les entreprises publiques et privées un jour chômé et payé. Cependant le 1erMai ne sera pas assimilé à une fête légale.

    1954 : les manifestations sont interdites

    Alors que la guerre d’Indochine se termine pour les autorités françaises avec la partition du Vietnam, une autre guerre, une guerre sans nom commence en Algérie. Elle va durer huit ans. Dès lors les manifestations seront interdites dans Paris. Celle du 1er Mai 1954 se transformera en un rassemblement sur la pelouse de Reuilly. Il faudra attendre quinze années c’est-à-dire 1968 pour qu’à l’initiative de la Cgt, à nouveau, le monde du travail se donne rendez-vous dans les rues de Paris pour défiler un 1er Mai. Le cortège partira de la République pour se rendre à la Bastille, symbole des libertés recouvrées. Depuis, les cortèges du 1er Mai ont connu des fortunes diverses. La manifestation la plus importante de l’après mai 1968 fut probablement celle de 1975, qui fut prétexte à fêter la fin de la guerre de Vietnam.

    LA FETE DU TRAVAIL DANS LE MONDE

    Aujourd’hui, la Fête du Travail est commémorée par un jour chômé le 1er mai dans la plupart des pays... mais pas dans tous.

    En Belgique (et au Luxembourg)

    Le 1er mai est chômé et les partis socialistes en profitent pour défiler et réaffirmer leur ancrage à gauche. Notons qu’au milieu du XXe siècle, le 1er mai socialiste fut concurrencé par les cortèges "Rerum Novarum" de l’abbé Joseph Cardijn, fondateur de la Jeunesse Ouvrière Catholique (JOC). Ces cortèges d’ouvriers chrétiens avaient lieu le jour de l’Ascension.

    En Allemagne

    Le 1er mai est chômé. Il donne aussi lieu à des réjouissances en l’honneur du printemps selon le rite ancestral de l’arbre de mai, que l’on retrouve dans différentes régions d’Europe (on peut lire à ce propos un très joli poème de Victor Hugo).

    En certains endroits, comme à Stuttgart, les enfants profitent de la nuit précédant le 1er mai pour faire des farces d’une façon qui rappelle Halloween.

    Aux Pays-Bas

    Le 1er mai reste ordinairement ouvré. Idem en Suisse. Quelques entreprises et organisations internationales concèdent cependant à leur personnel un jour de congé en l’honneur de la fête du Travail. À noter que le canton de Fribourg commémore le 1er mai... l’arrivée du printemps, avec chants et distribution de friandises aux enfants.

    En Israël

    On ne chôme pas le 1er mai, bien que l’État juif ait été fondé par des militants socialistes.

    Au Royaume-Uni.

    Ce n’est pas le 1er mai qui est chômé mais le premier lundi de mai... ce qui permet aux salariés de bénéficier chaque année d’un week-end prolongé.

    Aux États-Unis

    Le "Labor Day" (ou Jour du Travail) ne doit rien à la fameuse journée de 1886.

    Il tire ses origines d’une grève des cheminots qui, en 1894, avaient voulu soutenir les ouvriers de l’entreprise Pullman, eux- mêmes en grève contre leur employeur.

    Le président américain Grover Cleveland n’avait pas hésité à envoyer 12.000 hommes de troupe pour briser le mouvement et deux hommes furent tués au cours des affrontements, à Kensington, près de Chicago.

    La grève fut déclarée terminée le 3 août 1894, les ouvriers de Pullman prenant même l’engagement de ne plus se syndiquer.

    Les citoyens américains s’étant indignés des méthodes brutales du président Cleveland, leurs représentants de Washington réussirent à faire passer la proposition d’un jour chômé pour honorer les travailleurs.

    Le président lui-même signa le projet de loi six jours à peine après l’intervention de l’armée, dans l’espoir de se faire réélire la même année... Mais cet espoir s’avéra vain.

    Au Canada

    La Fête du Travail est célébrée le 1er lundi de septembre (les puissants syndicats nord- américains comme l’AFL-CIO n’ont pas voulu s’aligner sur les syndicats européens d’obédience communiste).

    Quelques syndicats québécois manifestent néanmoins le 1er mai en solidarité avec leurs homologues européens.

    En Australie

    Quelques syndicats socialistes ou communistes défilent aussi à l’occasion du 1er mai. Mais la fête du Travail est officiellement commémorée à d’autres dates : le 4 mars en Australie occidentale, le 11 mars dans l’État de Victoria, le 6 mai dans le Queensland et le territoire du Nord, le 7 octobre à Canberra (la capitale), en Nouvelle Galles du Sud (Sydney) et en Australie méridionale.

    Amérique latine, Brésil compris

    Commémore la fête du Travail en chômant le 1er mai. Mais, comme ailleurs, les défilés syndicaux ont largement cédé la place à des activités ludiques : pique-niques, football,...

    Au Mexique

    Dans l’État de Sinaloa, le 1er mai marque la fête de l’été avec la fin de la récolte des tomates et d’autres produits agricoles.

    Au Paraguay

    En 2002, le chef de l’État a tenté de remplacer le 1er mai par le premier lundi de mai (à la manière britannique). Mais l’opinion publique a rejeté cette réforme.

    En Europe de l’est, en Pologne en particulier

    Le 1er mai est toujours chômé mais les défilés, qui étaient quasiment obligatoires sous le régime communiste, ne font plus recette.

    En Japon

    Ne célèbrent pas la fête du Travail mais la première semaine de mai, dite dorée, donne lieu à des festivités et des jours chômés.

    En Russie

    Le nouveau tsar Yeltsine, marionnette du capitalisme international et de l’Occident, a transforme officiellement la journée en "Fête du muguet".

    LIBERER LES TRAVAILLEURS

    Bien que le 1er Mai ait souvent perdu son caractère de grève, dans la mesure ou ce jour est devenu un jour férie et paye, les organisations ouvrières ont toujours voulu lui maintenir son caractère de manifestation pour la libération des travailleurs.

    Ce qui n’empêche évidemment pas les organisations ouvrières et communistes de poursuivre les manifestations et les mobilisations pour un nouveau monde et contre le system bourgeois.